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De l'énergie en France

Commune solaire : autoconsommation totale sans batterie

publié le 19 avr. 2014 à 01:01 par Regis Castellani

Pour une commune de 7 000 habitants, « il peut être envisagé d’installer près de 2 500 kWc sans que l’électricité produite ait besoin d’être évacuée en dehors de la commune ».

Comment ? Grâce au foisonnement et aux différences de profil de consommation d’un bâtiment à l’autre. Dans ce cas de figure, précise l’étude, les kilowattheures solaires sont échangés entre voisins, ce qui confère au producteur le statut de fournisseur d’électricité.

Etude SER, Le Moniteur 28 mai 2013

Transition énergétique. Les premiers détails du projet de loi du gouvernement

publié le 21 mars 2014 à 00:55 par Regis Castellani   [ mis à jour : 21 mars 2014 à 00:57 ]

C'est le premier résultat concret après de longs mois de débat : le ministère de l'Energie a transmis aux membres du Conseil national de la transition énergétique (CNTE), qui se réunissent ce matin, sept « documents préparatoires ». Ils préfigurent le projet de loi sur la transition énergétique, qui sera présenté en juin. Ces éléments « n'ont pas fait l'objet de discussions interministérielles », indiquent toutefois prudemment les notes, et « les modalités précises » de l'évolution de la part du nucléaire sont « encore en cours de définition ». Cela laisse donc une bonne part des questions en suspens, mais de premières orientations sont données.

Les aides aux énergies renouvelables redéfinies

Le projet précise la façon dont seront revus les mécanismes de soutien aux énergies vertes. Alors que le dispositif actuel repose sur les tarifs préférentiels auxquels EDF rachète les kilowattheures produits, l'électricité serait vendue au prix de marché, et l'aide prendrait la forme d'un « complément de rémunération ». Les deux mécanismes seraient maintenus en parallèle pour une transition progressive, et les appels d'offres pourraient les proposer simultanément. La gestion des contrats d'achat de l'électricité ne serait plus confiée seulement à EDF : un nouvel organisme pourrait être créé pour cela. Enfin les tarifs d'achat pourraient aussi être aménagés : tarifs variables, indexés sur le marché...

A lire dans Les Echos du 20 mars 2014

Téléprospection et professionnels de la vente

publié le 13 mars 2014 à 08:34 par Regis Castellani

Chers clients attention. Les vendeurs véreux sont encore là.

L’UFC Que Choisir revient sur le problème récurrent des pratiques commerciales malhonnêtes dans la vente de panneaux photovoltaïques. De nombreux particuliers ont été lésés par des sociétés peu scrupuleuses, qui leur indiquent de fausses informations. Cette fois-ci, l’association de consommateurs s’attaque aux organismes de crédit partenaires. L’UFC explique avoir rassemblé près de 2 500 dossiers – tous postérieurs à 2010 – mettant en exergue la responsabilité des établissements de crédit. Il s’agit dans la plupart des cas d’emprunts de 10 000 à 25 000 euros, débloqués par des sociétés de crédit d’envergure nationale. L’UFC site notamment Domo Finance, Solfea, Sofemo ou Sygma Banque. « Les offres de prêts étaient fournies aux clients par les commerciaux. Les sociétés de crédit rémunéraient ces derniers comme apporteurs d’affaire. Dans certains cas, ce sont les commerciaux en photovoltaïque qui avaient démarché les sociétés pour qu’elles s’associent à leur prospection, afin de proposer un « package ». Dans d’autres cas, ce sont les sociétés de crédit elles-mêmes qui avaient pris l’initiative de répondre à des appels d’offres lancés par les marchands de panneaux », explique l’association. De nombreuses irrégularités ont été décelées lors de l’examen de ces dossiers : date de livraison des panneaux, attestation de conformité ou encore prévisionnel de production y sont fréquemment absents. L’UFC Que Choisir dénonce le manque de contrôles de la part de ces organismes. Des visites en clients mystères ou la lecture de forums d’internautes pourraient permettre d’identifier les partenaires douteux. De nombreux recours aux tribunaux pourraient ainsi être évités. La profession elle-aussi pâtie de ces mauvaises pratiques. UFC Que Choisir 11 mars 2014

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Photovoltaïque : une autoconsommation de 20% pour le résidentiel

publié le 27 nov. 2013 à 13:02 par Regis Castellani

Une étude allemande de l’Institut de recherche en économie écologique de Berlin (IÖW), datée de 2011, traduite par le bureau de coordination des énergies renouvelables, (voir liens ci-dessous) a évalué l’autoconsommation du flux électrique atteignable pour des ménages allant de deux à quatre personnes, sur des installations de 3 à 5 kWc avec des productions de 800 à 1000 kWh/kWc annuels, et sur différents profils de consommation, sans système de stockage. On atteint des valeurs moyennes de l’ordre de 20% de l’électricité produite qui est consommée par le producteur. Il est possible d’atteindre parfois des pourcentages de 40% environ sans système de stockage, mais uniquement au prix d’un ajustement de la consommation (notamment au moyen de minuteurs pour décaler la demande d’énergie du ménage au moment des pics de production) et d’une conception de l’installation photovoltaïque en fonction des besoins du ménage. Il existe aussi des appareils « intelligents », notamment de prévisions d’ensoleillement, mais qui n’augmentent que très peu le pourcentage d’autoconsommation. A l’heure actuelle, il reste beaucoup plus économique d’ajuster sa consommation avec des minuteurs ou des changements de comportement qu’avec des appareils dits « intelligents ».

Les dispositifs de stockage restent très onéreux

D’après l’étude de l’institut de recherche en économie écologique de Berlin (IÖW) citée ci-dessus, l’utilisation de systèmes de stockage de petites et de moyennes tailles (inférieurs à 7,5 kWh) entraîne une forte progression du taux d’autoconsommation qui peut atteindre 40% voire plus de 90%. Compte tenu de la productivité faible du photovoltaïque durant les mois hivernaux dans les scénarios examinés par l’étude citée, l’autonomie énergétique complète est impossible. Toujours selon la même étude, les coûts des systèmes de stockage restent onéreux, de l’ordre de 1000 €/kWh de capacité de stockage pour les batteries lithium-ion par exemple et avec un rendement escompté plus faible que celui des installations qui pratiquent l’autoconsommation sans stockage. Même si avec une durée de vie de 20 ans indiquée par les fabricants, l’utilisation d’un système de stockage de 5kWh peut se révéler viable bientôt, il reste qu’au vu de leur prix, il peut être plus pertinent de mutualiser un dispositif de stockage à l’échelle d’un bâtiment, d’un quartier ou d’un système électrique. D’autre part, à l’échelle d’un quartier, le profil de consommation du fait du foisonnement des usages entre le tertiaire et le résidentiel (sauf dans le cas de lotissements) correspond mieux au profil de production, en limitant les pertes d’électricité dues à la distribution.

Aujourd’hui, injecter son énergie sur le réseau reste encore la solution la moins coûteuse (et la mieux rémunérée) pour les producteurs, avec le plus faible impact environnemental et le meilleur rendement.

http://www.photovoltaique.info/L-autoconsommation.html

Nuclear and coal energy are more heavily subsidized in Germany than green power, Greenpeace Energy

publié le 21 août 2013 à 06:15 par Regis Castellani

The cost of subsidizing conventional energies in Germany is more than twice as high as the cost of subsidizing green electricity, according to a new study conducted by Germany-based Forum Okologisch-Soziale Marktwirtschaft (FOS) for Greenpeace Energy. Renewable energies received €17 billion ($22.7 billion) in subsidies in 2012 via the EEG levy, while the »hidden costs« of conventional energy cost the taxpayer €40 billion last year. For the calculation, the researchers included state subsidies for nuclear and fossil fuels that are not directly connected to electricity prices, such as grants, research funding and tax breaks, as well the as external costs of these power sources, like the cost of cleaning up contaminated land, disposing of nuclear waste and combating climate change and pollution caused by fossil fuels. If these additional costs were to be made visible in the form of a »conventional energy levy,« the result would be a levy of €0.102 per kWh, said Greenpeace Energy. This almost twice as high as the current EEG levy.

Photon 21 août 2013


Votre facture d'électricité du futur

publié le 28 juin 2013 à 07:25 par Regis Castellani

Quelques jours avant la prochaine augmentation de la facture d’électricité des français, alors que le débat national sur la transition énergétique se termine, Greenpeace lance auprès des consommateurs une campagne d’information sur leur facture du futur.

www.mafacturedufutur.com




« François Hollande : Torpillage économique et irresponsabilité climatique »

publié le 12 avr. 2013 à 00:04 par Regis Castellani

Tribune de Benoit Praderie de Planète éolienne

«Jeudi 28 mars sur France 2, le Président de la République « omet » de parler d'une des rares opportunités que nous avons de changer de paradigme en redressant le pays : la transition énergétique. C'est pourtant en fanfare qu'il a lancé le débat lors de la conférence environnementale du 14 septembre dernier. A l'époque, il disait « La France doit devenir la nation de l'excellence environnementale ! » mais aussi « l'exigence environnementale est un atout pour l'emploi ».

Depuis que voit-on ? Du tragique et du funeste. Le débat national sur la transition énergétique, sans qu'il faille vouer aux gémonies les travaux en cours, est inaudible (4 français sur 5 n'en ont jamais entendu parler et pourtant 4 français sur 5 le jugent important)(2). Le ministère de l'écologie persévère –mais en est-il seulement conscient ?– dans son travail de sape des filières énergies renouvelables, potentiellement créatrices de centaines de milliers d'emplois. Malgré le cynisme affiché alors que le pays s'enfonce dans la crise, ce qui se passe est une honte qui éclabousse aussi le ministre du redressement productif.

Ainsi, les « mesures d'urgence » annoncées en septembre 2012 ne sont qu'incantatoires et pire, se révèlent être des « machines » à casser les PME. Sourds aux nombreuses recommandations de tous les acteurs (ONG, syndicats professionnels, experts) qui n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme depuis l'été 2012, force est de froidement constater que ce gouvernement n'a aucune conscience de ce qu'est une PME. Elles sont pourtant, par essence, l'arme absolue contre le chômage, et les seules à pouvoir concrétiser la transition énergétique sur ses trois piliers, maintenant fameux(3) : l'efficacité énergétique, la sobriété et les énergies renouvelables.

Ces deux dernières années, les filières éolienne et photovoltaïque ont perdu dans l'indifférence générale de 15 à 20.000 emplois. Elles auraient pu en créer 2-3 fois plus vue l'urgence absolue de développer massivement les énergies renouvelables. Au lieu de cela, on procrastine, on élude et faute de « cap », on laisse la technostructure jacobine et pro-nucléaire donner le « la » d'un ersatz de politique : d'ores et déjà, tout le monde convient que les engagements européens sont hors de portée.

Illustrations de l'impéritie gouvernementale :

- Maintien des procédures d'appels d'offres pour le solaire photovoltaïque alors que le monde entier(4) a déjà compris qu'elles sont totalement inefficaces par rapport aux tarifs réglementés parce qu'elles massacrent les PME. Bye-bye !, les « mesures d'urgence ».

- Fixation d'un objectif minimaliste de 920 MW/an dans cette même filière alors que nos deux voisins, l'Italie et l'Allemagne, ont installé en 2012 plus de 15.200 MW à eux deux(5). Il paraît burlesque d'annoncer vouloir créer une filière exportatrice avec de tels écarts. Du balais !, la politique industrielle.

- Alourdissement ahurissant des conditions réglementaires : désormais, il est nécessaire d'avoir signé un accord de partenariat avec un organisme de recherche agréé (objectif & budget) pour prétendre développer un projet photovoltaïque, même un tout petit projet de 250 kW, suffisant pour couvrir (théoriquement) la consommation d'un village de 200 habitants. Ouste !, les PME et les territoires.

- Pression outrancière pour astreindre une filière à une compétitivité en devenir à un coût du kWh produit presque deux fois moins élevé que celui de l'énergie nucléaire, soi-disant mature(6). Exit !, la défense du faible contre le puissant.

Comment alors appeler cette politique qui, au milieu d'une crise aggravée, continue de torpiller le marché, néglige avec ostentation les engagements européens, asphyxie la création d'entreprise et les emplois ? « Le chômage est la priorité des priorités » disait sans rire, notre président sur France 2. Il faut croire que ce gouvernement est prêt à se payer ce luxe, préférant regarder le doigt que de viser la Lune. Nous y voilà, entre la honte et l'indignation de ceux que fâchent l'irresponsabilité et la sottise…

2 Sondage IPSOS, déc. 2012. Il confirme aussi que 9 français sur 10 sont favorables au développement des énergies renouvelables et que 4 français sur 5 considèrent qu'elles ne se développent pas assez rapidement.
3 Merci négawatt ! (www.negawatt.org)
4 Voir rapport de l'ONU « Feed-in Tariffs », Programme des Nations Unis pour l'Environnement, déc. 2012.
5 Soit à peine 3 semaines pour arriver à l'objectif annuel français !!
6 La note maximale de l'appel d'offre solaire pour des centrales au sol est obtenue avec un prix de 14 centimes !»

De Tecsol 12 avril 2013

« Les caractéristiques de centrales électriques des installations photovoltaïques améliorent la stabilité des réseaux »

publié le 25 févr. 2013 à 23:50 par Regis Castellani

Le Bureau de coordination énergies renouvelables propose à ses adhérents la traduction française de la note de synthèse du syndicat allemand de l’énergie solaire BSW-Solar « Les caractéristiques de centrales électriques des installations photovoltaïques améliorent la stabilité des réseaux électriques » (document original).

Les principales informations de la note de synthèse sont les suivantes :

  • Les installations photovoltaïques prennent de plus en plus en charge les opérations menées de manière classique par des centrales électriques, opérations indispensables pour garantir une transition énergétique sûre du point de vue de l’approvisionnement énergétique.
  • Elles permettent de maintenir constantes la tension et la fréquence au sein d’un réseau électrique. Cette stabilité de la tension et de la fréquence est essentielle pour assurer un fonctionnement irréprochable des consommateurs électriques chez les particuliers et les industriels, ainsi que pour garantir le fonctionnement sans perturbations du réseau électrique lui-même.
  • A travers un « soutien dynamique au réseau », les installations photovoltaïques raccordées au réseau moyenne tension permettent d’aider à compenser les baisses de tension de courte durée en toute sécurité, à stabiliser le réseau et à éviter les pannes de courant.
  • Les grandes installations photovoltaïques, en injectant de la puissance réactive à la demande, sont capables de compenser les variations de tension de jour comme de nuit.
  • Associées à des centrales virtuelles et à l’aide, si nécessaire, de dispositifs de stockage adaptés, les installations photovoltaïques peuvent apporter une contribution significative au maintien des fréquences grâce à leurs réserves de puissance.
  • Les installations photovoltaïques possédant les caractéristiques des centrales électriques peuvent augmenter la quantité de courant transportée, permettant ainsi d’éviter certaines mesures de développement du réseau.
  • Leur caractère décentralisé garantit un transport d’électricité à faible perte vers les grands centres de consommation d’électricité qui sont proches.
  • Les principales opérations menées de manière classique par des centrales électriques sont déjà prises en charge par les installations photovoltaïques et réglementées par des normes techniques en vigueur. D’autres fonctions sont déjà disponibles d’un point de vue technique, mais un cadre réglementaire adapté doit encore être mis en place.
La traduction est réservée aux adhérents du Bureau de coordination. Si vous êtes intéressé par le travail du Bureau de coordination, n’hésitez pas à nous contacter : Nils Eckardt, nils.eckardt@bmu.bund.de

France-Un accident nucléaire coûterait 430 milliards d'euros

publié le 12 févr. 2013 à 07:38 par Regis Castellani

« L’accident nucléaire est possible en France », selon l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire, qui joue un rôle d’expert public sur les risques nucléaires en France.

L’IRSN a évalué l’impact d’un accident de niveau 7, fusion du coeur d’un réacteur et rejets radioactifs incontrolés, comme à Fukushima.

Ce serait « une catastrophe européenne ingérable » avec des conséquences massives pour les populations.

Au moins 100 000 personnes devraient quitter la zone contaminée.

L’impact global d’un tel accident est estimé à 430 milliards d’euros, quelle que soit la centrale affectée.

L’exploitant des centrales, EDF, est assuré pour un montant maximal inférieur à 100 millions d’euros.

Les Echos 7 février 2013


Australian wind farms undercut fossil fuel power prices

publié le 12 févr. 2013 à 07:32 par Regis Castellani

New research from Bloomberg New Energy Finance (BNEF) has this week provided further evidence that renewable energy can increasingly compete on cost with fossil fuels, revealing that unsubsidised wind farms can undercut electricity sold by new coal or gas-fired power plants.

The analysis suggests electricity can be provided from wind farms at a cost of A$80/MWh, while the cost of power from new coal or gas plants, which is now subject to a carbon tax, stands at A$143/MWh and A$116/MWh respectively.

Significantly, even when the impact of the Australian carbon tax is stripped out wind power is still 14 per cent cheaper than new coal and 18 per cent cheaper than new gas.

"The perception that fossil fuels are cheap and renewables are expensive is now out of date," said Michael Liebreich, chief executive of BNEF, in a statement. "The fact that wind power is now cheaper than coal and gas in a country with some of the world's best fossil fuel resources shows that clean energy is a game changer which promises to turn the economics of power systems on its head."
BusinessGreen 12 février 2012

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