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Photovoltaïque : une autoconsommation de 20% pour le résidentiel

publié le 27 nov. 2013 à 13:02 par Regis Castellani

Une étude allemande de l’Institut de recherche en économie écologique de Berlin (IÖW), datée de 2011, traduite par le bureau de coordination des énergies renouvelables, (voir liens ci-dessous) a évalué l’autoconsommation du flux électrique atteignable pour des ménages allant de deux à quatre personnes, sur des installations de 3 à 5 kWc avec des productions de 800 à 1000 kWh/kWc annuels, et sur différents profils de consommation, sans système de stockage. On atteint des valeurs moyennes de l’ordre de 20% de l’électricité produite qui est consommée par le producteur. Il est possible d’atteindre parfois des pourcentages de 40% environ sans système de stockage, mais uniquement au prix d’un ajustement de la consommation (notamment au moyen de minuteurs pour décaler la demande d’énergie du ménage au moment des pics de production) et d’une conception de l’installation photovoltaïque en fonction des besoins du ménage. Il existe aussi des appareils « intelligents », notamment de prévisions d’ensoleillement, mais qui n’augmentent que très peu le pourcentage d’autoconsommation. A l’heure actuelle, il reste beaucoup plus économique d’ajuster sa consommation avec des minuteurs ou des changements de comportement qu’avec des appareils dits « intelligents ».

Les dispositifs de stockage restent très onéreux

D’après l’étude de l’institut de recherche en économie écologique de Berlin (IÖW) citée ci-dessus, l’utilisation de systèmes de stockage de petites et de moyennes tailles (inférieurs à 7,5 kWh) entraîne une forte progression du taux d’autoconsommation qui peut atteindre 40% voire plus de 90%. Compte tenu de la productivité faible du photovoltaïque durant les mois hivernaux dans les scénarios examinés par l’étude citée, l’autonomie énergétique complète est impossible. Toujours selon la même étude, les coûts des systèmes de stockage restent onéreux, de l’ordre de 1000 €/kWh de capacité de stockage pour les batteries lithium-ion par exemple et avec un rendement escompté plus faible que celui des installations qui pratiquent l’autoconsommation sans stockage. Même si avec une durée de vie de 20 ans indiquée par les fabricants, l’utilisation d’un système de stockage de 5kWh peut se révéler viable bientôt, il reste qu’au vu de leur prix, il peut être plus pertinent de mutualiser un dispositif de stockage à l’échelle d’un bâtiment, d’un quartier ou d’un système électrique. D’autre part, à l’échelle d’un quartier, le profil de consommation du fait du foisonnement des usages entre le tertiaire et le résidentiel (sauf dans le cas de lotissements) correspond mieux au profil de production, en limitant les pertes d’électricité dues à la distribution.

Aujourd’hui, injecter son énergie sur le réseau reste encore la solution la moins coûteuse (et la mieux rémunérée) pour les producteurs, avec le plus faible impact environnemental et le meilleur rendement.

http://www.photovoltaique.info/L-autoconsommation.html

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