« On ne peut pas résoudre les problèmes qui se posent dans le monde en faisant appel aux modes de pensée qui les ont engendrés. »
Albert Einstein, photo «Apollo earthrise» prise le 21 juillet 1969 Le climat de la Terre changeLa température actuelle de l'atmosphère est la plus élevée depuis 1000 ans. Les 21 années les plus chaudes du dernier millénaire ont eu lieu ces dernières 25 années. Les océans se réchauffent, déclenchant des tempêtes de plus en plus violentes, leur intensité a augmenté de 50% depuis 1970. En 2004, les Etats-Unis et le Japon ont été frappé par le plus grand nombre d'ouragans et de typhons et, pour la première fois dans l'histoire, un ouragan a été observé dans l'hémisphère sud, au Brésil. Les précipitations ont augmenté de 20% au cours du 20e siècle mais de façon non uniforme, avec des variations de + à -50%, selon les régions, entraînant sécheresse et inondations. En Europe, le nombre d'inondations majeures a été multiplié par 6 entre les années 1950 et les années 1990. Elles ont été multipliées par 20 en Amérique. Le rythme de désertification a doublé entre les années 1970 et 1990, de 1600 à 3500 km2 par an. La fonte des glaciers en Arctique et en Antartique pourrait perturber les courants océaniques et faire monter le niveau des mers. En 2004, un glacier antartique de 240 km sur 48 km de large et 300 mètres d'épaisseur, la plateforme Larsen-B, a disparu en 35 jours. La fonte totale du Groenland ou celle du quart de l'Antartique provoquerait une élévation du niveau des mers de 6 mètres, des dizaines de millions d'habitants de régions côtières, de la Floride aux Pays-Bas et au Bangladesh, devraient migrer. La fonte rapide du Groenland, par l'apport massif d'eau douce dans l'Atlantique nord, pourrait stopper le courant marin Gulf Stream, entraînant une période glaciaire en Europe(en rouge, la surface des glaces du Groenland disparue entre 1970 et 2005). Cela s'est déjà produit il y a 10 000 ans lorsque l'eau de fonte des Grands Lacs américains s'est déversée dans l'océan. Le changement climatique affectera les pratiques agricoles :
Sources : Une vérité qui dérange, Al Gore 2005 Home, Yann Arthus-Bertrand 2009 Millenium ecosystem assessment 2005 Etude du Massachussets Institute of Technology 2005 Evolution de la date de vendange à Châteauneuf-du-Pape de 1945 à 2003 Climat, CNRS 2008 A cause des gaz à effet de serreLa principale cause du réchauffement climatique sont les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et en particulier de dioxyde de carbone (CO2). Sur les 1000 dernières années, la température a augmenté parallèlement à la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Le CO2 capte le rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce qui provoque un effet de serre. La concentration de CO2 dans l'atmosphère est liée à la température depuis 650 000 ans (mesures effectuées dans l'Antartique). Sur le graphique à gauche, la différence entre une crête et un creux sur la courbe des températures (en bleu) représente la différence que nous ressentirions à Lyon, entre une belle journée ensoleillée et 1,6 km de glace au-dessus de la tête... Source : Une vérité qui dérange, Al Gore 2005 Nous devons réduire nos émissionsLa France émet 523 Millions de tonnes d'équivalent CO2. Nous devons diviser nos émissions de CO2 par 4 pour revenir au niveau de ce que la Terre peut absorber. En particulier, nous pouvons réduire nos émissions lors de la production d'électricité. En tenant compte des importations et de la contribution des centrales thermiques lors de pics de consommation, la production d'un kWh d'électricité en France entraîne en moyenne sur l'année l'émission de 306 grammes de CO2 dans l'atmosphère. Les panneaux solaires photovoltaïques produisent de l'électricité sans émettre de gaz à effet de serre (GES). L'émission de GES lors de leur fabrication est compensée par 2 à 4 ans de production (pour les panneaux en silicium polycristallin que nous installons, selon la distance du lieu de fabrication à l'installation) alors que leur durée de vie est de 35 à 40 ans. Les panneaux installés sur des toitures résidentielles, agricoles ou industrielles, sont situés à proximité du lieu de consommation. Peu d'électricité est ainsi perdue lors du transport (10% en moyenne sur le réseau français). Lors du Grenelle de l'environnement, la France a affiché un objectif de production électrique solaire de 5,4 GigaWatts en 2020, soit une multiplication par 30 de la capacité par rapport à 2008. Entre 400 et 500 MegaWatts de capacité devront être installés chaque année. En comparaison, la capacité totale installée à la fin de 2008 était seulement de 175 MegaWatts. Le secteur de l'énergie solaire photovoltaïque prévoit de recruter 1.500 personnes en France en 2009, selon le groupement professionnel Soler. L'objectif est d'atteindre 60 000 emplois créé d'ici 2020. En Allemagne, la filière représente déjà 40 000 emplois. (E24 29 janvier 2009) Grâce à l'amélioration du rendement des panneaux, de la baisse de leur prix, du maintien du tarif de rachat de la production par EDF et des aides à l'installation, l'investissement dans l'énergie solaire photovoltaïque est rentable. -> Investissement solaire Source : IEA, EPIA, Presswire 2009, cité dans le rapport L’Etat de la Filière Photovoltaïque en France, PriceWaterhouseCoopers mars 2009 European Commission Joint Research Centre, cité dans le rapport L’Etat de la Filière Photovoltaïque en France, PriceWaterhouseCoopers mars 2009 Claude Jancovici Manicore 2000-2008, OCDE Energy outlook 2003 La maison des négawatts Ed. Terre vivante 2002 Evaluation des mesures du Grenelle de l'environnement, Boston Consulting Group 2009 |




